Représentations sociales et stigmatisation

Conférence-midi présentée par le Dr Henri Dorvil et Sarah Boucher-Guèvremont
mardi 21 mars 2017 à 12 h 30 14 h 00
Lieu
Numéro de salle: 
MBNA Lounge 102
Coordonnées
Personne-ressource: 
Maude Levesque
Courriel: 
mleve031@uottawa.ca
Inscription
Inscription requise: 
Non
Frais de participation: 
Sans frais
Langue de l'événement : 
Le risque de stigmatisation encouru tant par les personnes diagnostiquées de trouble mental en général que par les travailleurs revenant d’un congé de maladie pour traitement d’un trouble mental courant ( réaction dépressive, épuisement professionnel, troubles anxieux) se déploie dans un espace social particulier. La stigmatisation est plutôt une affaire de relations sociales que d’attributs sociaux et se construit dans les interactions avec autrui. Chaque interaction prend place dans un contexte qui lui-même se trouve façonné par un ensemble de représentations sociales. C’est le concept de représentation sociale qui nous apporte les moyens analytiques pour nous pencher sur le contexte social, ou plutôt, sur certaines des conditions sociales de possibilité derrière le risque de stigmatisation associé à la carrière de travailleurs avec un passé de trouble mental. Afin de mieux rendre compte du contexte social où prennent place les expériences de stigmatisation, la présentation d’aujourd’hui va se pencher sur les représentations sociales véhiculées par le discours médiatique (la presse écrite), reconnu aujourd’hui comme influent dans la manière dominante de se représenter la maladie mentale et les personnes qui l’incarnent. Plus particulièrement, notre étude porte sur l’analyse des faits divers impliquant des personnes souffrant de troubles mentaux répertoriés dans divers journaux nationaux et régionaux du Québec pour la période allant de janvier 2009 à janvier 2015.